• Obskure

Les sorties du mois de mai





- KAOS PRES. FAST FORWARD - Feeding The Chaos - Hector Oaks (03.05.2019)

Le label de Hektor Oaks présente la nouvelle vague de producteurs de Copenhague, qui fait encore une fois preuve d’une insolente maîtrise.

Sugar ouvre le bal avec Fast Foward, dont la mélodie cristalline rend palpable la froideur des vastes paysages danois. On poursuit avec Repro - Believe in Credit, ou comment résumer le Bad Trip en un morceau : Rythmique techno, presque industrielle et une mélodie à vous faire grincer les dents, ce morceau vous emporte dans un trip glaçant et anxiogène, comme une pilule qui ne passe pas. Le frénétique Trained to the floor de Schacke colore l'ep de tons plus chauds notamment apportés par le vocal : un classique du début des années 90 (Fargetta - Music is Moving - 1992) sur fond d’une Techno presque Trance aux sonorités acid. L'ensemble se termine sur une production de Rune Bagge, How You Want It, dont la nostalgie et la profondeur nous plongent dans un voyage sonore et presque visuel : Un kaléidoscope saturé.




- Power Culture – Waves – ARTS (10.05.2019)


Une sortie qui résulte de la collaboration ente deux noms bien connus de la techno, Emmanuel, patron de Arts, et Tim Tama. Ils nous livrent un projet au résultat unique, et lumineux.

Waves, premier morceau de l’EP nous démontre tout le potentiel de cette collaboration : Une mélodie éthérée dont seule Tim Tama à le secret, associée à la force tranquille d’un rythme Techno sur fond de breakbeat, qui n’est pas sans rappeler un grand nombre de release de Emmanuel. Convenience décolle en douceur, presque dub techno, il évolue pour nous transporter dans une atmosphère futuriste et spatiale, constellée de rythmiques déstructurées. L'EP progresse dans l'émotion, avec la plainte mélancolique d'un riff saturé qui ouvre Garuda, composition emprunte de douceur et de lyrisme dans laquelle la mélodie prend le dessus sur une rythmique compressée; un morceau qui nous invite à rêver… Avant de terminer sur l'énergie tribale des rythmes breakés de The Place In My Mind You Occupy.




- Hadone - They will come - Low Life Club (20.05.2019)


Voici la première sortie du tout nouveau label de Morbeck, sur lequel Hadone nous propose un ep à l'énergie contagieuse, oscillant entre techno, rave et sonorités house.

On commence avec Hatefull Peepshow ; porté par un vocal pitché et une rythmique old school irrésistiblement groovy, c’est un morceau prompt à réveiller les jambes qui commencent à se dérober aux premières lueurs du jour. La tension monte avec They Will Come : les synthés rave y sont aussi tranchants que des lames, dessinant une ambiance assez froide dynamisée par un rythme implacable aux tons industriels, par dessus lequel une voix martèle la sentence inéluctable annoncée dans le titre du morceau, et le remix de Mørbeck, plus saturé, ajoute une touche d’angoisse à cette composition. Si la touche d'onirisme que l'on connaît à l'artiste français est un peu moins moins présente sur cet EP, elle reste palpable sur Wade the Revenge, morceau dans lequel la nappe de synthé lancinante instaure une atmosphère lunaire. Le dernier track, Day Glo Vision, flirte avec la house; la voix pitchée accompagne les rebonds de la ligne de basse et éveille notre envie de danser au fur et à mesure de la progression du morceau.




- JKS - Firedance - Molekül (27.05.2019)


Firedance est le premier EP solo du virtuose de l’acid sur son label Molekül. Un vinyl sur lequel l’artiste français démontre une fois de plus toute la puissance de son style, inspiré des années 90.

L’EP commence fort avec Firedance, entre vocal robotique d’outre tombe et rythmique puissante. Le résultat : un morceau sombre à l'énergie corrosive et bien caractéristique du style de JKS. Sur fond de break, on enchaîne avec le rythme effréné de Washing Crack Machine. Jusqu’ici tout va bien, l’écho d’une voix résonne au loin, mais la montée sournoise d’une ligne acid fait son apparition et nous entraîne dans une folie épileptique. La bande son parfaite pour la scène d’introduction de Blade 4 (qui sait). Avec un style qui s'inscrit directement dans un héritage old school, Rock the House nous accore un bref moment de répit. Le rythme, break beat à l’ancienne, témoigne d’un vrai travail d’architecte, ce à quoi s’ajoute le tourbillon des synthés rave. L’électrique Pace Maker termine l’ep, le rythme galope et l’acid coule à flots; pas sûr que les battements du coeur puissent survivre à ce shoot d’adrénaline.



About .

Sinners Magazine is an online editorial content dealing with European subcultures and the electronic music scene.
.

Sinners Magazine est un contenu éditorial en ligne traitant des sous-cultures européennes et de la scène musicale électronique.

Contact .
  • Facebook
  • YouTube
  • Instagram
  • Twitter

© 2020 all right reserved to

Sinners Magazine