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No phone, no fun ?

Nous y sommes, vous venez d’acheter votre billet pour une soirée ou un concert pour voir votre artiste préféré. Vous avez attendu des jours voire des semaines ou des mois, la date arrive enfin et vous y êtes mais la soirée ne se passe pas comme prévu, vous qui vouliez au départ profiter de ce moment, vous êtes plongés dans les lumières synthétiques projetées par des téléphones portables. Qu’on l’aime ou pas, le téléphone portable est devenu un élément incontournable du clubbing moderne. Cependant beaucoup de fêtards trouvent l’utilisation du téléphone sur le dancefloor agaçant mais seulement quand d’autres le font.



Longtemps considérés comme un lieu d’évasions de la vie réelle, les clubs et lieux festifs sont devenus tout le contraire avec l’utilisation excessive des smartphones sur le dance floor due aux prises de photos et de vidéos ou à cause des recherches de tracks avec le logo Shazam en rotation.

Cela tue l’ambiance, car tout le monde veut immortaliser son moment favori et peut conduire à un comportement égoïste où cela dérange uniquement quand ce sont les autres qui le font.


Le dancefloor est un espace où l’on doit se laisser guider par la musique et ne plus penser au monde réel, l’idée de rechercher une track ou d’essayer de prendre la meilleure photo ou vidéo de la soirée est erronée. Cela rompt aussi toute action sociale où les personnes n’osent plus faire connaissance car ils sont derrière leur écran et ne s’intéressent qu’à leur story Instagram.

Pour les DJs cela peut être aussi considéré comme un manque de respect car l’éblouissement des flashs ne leurs permettent pas de se connecter réellement avec le public.

Le soucis c’est que ce besoin constant de documentation de la nuit peut nuire à la connection initiale que proposent les soirées.



Certains clubs interdisent les photos et vidéos garantissant alors une confidentialité et une liberté totale sur ce qui se déroule au sein de leur établissement comme le célèbre club berlinois Berghain. Cela permet de préserver l’intimité des clubbers et de profiter de l’instant sans se soucier d’être filmé à leur insu. À Paris, certaines soirées comme le collectif MYST ou Sécurité adoptent cette même règle et s’occupent eux même d’immortaliser les moments favoris dans le but de laisser les ravers danser sans ce stress.



Pour résoudre ce problème, une société californienne créée en 2014 au nom de Yondr fabrique des étuis qui rendent les smartphones inutilisable sur un périmètre défini, c’est un peu comme une cage de chasteté mais pour téléphone. Les clubbers glissent leur téléphone dans l’étuis, une fois qu’ils pénètrent dans une zone interdisant l’utilisation celui-ci se verrouille et se déverouillera uniquement dans un espace phone-free.

Aux États-Unis, plusieurs écoles et salles de concert testent ce dispositif et sont même prêts à l’adopter.

En France, c’est le festival Sarcus qui a osé franchir le pas l’année dernière et Florence Foresti qui a adopté ce dispositif lors de ses spectacles car elle était agacée par les sonneries des portables.

Cependant, avons-nous réellement besoin de nos téléphones sur le dance floor ? Ne pouvons-nous pas profiter du temps présent avec nos amis comme les anciens ravers qui prenaient le temps de faire connaissance, d’avoir de réelles discussions et de profiter de la musique comme si c’était leur dernière soirée ?