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Club ou warehouse : Le contraste qui divise

SOCIÉTÉ - Le monde de la nuit a pris une nouvelle tournure comparé aux belles années passées dans les clubs. Un double choix s’offre à une clientèle toujours plus exigeante et demandeuse. Les collectifs ont saisi les opportunités et ont ouverts le champs sur les soirées plus libres et ouvertes aux expériences. Lumière sur un monde nocturne divisé.



Les prémices des soirées warehouses sont apparues dans la capitale en 2011 avec les soirées TWSTED, organisées par Surpr!ze, qui ont vu le jour à Saint-Ouen dans un ancien cinéma. Cependant c’est courant 2014/2015 que les soirées en hangar ont connu leurs heures de gloire et cela jusqu’à nos jours.





L’Ile-de-France compte en moyenne deux soirées warehouses de grande envergure par week-end, organisées par différents collectifs de la scène parisienne. Ces soirées ne sont pas forcément à but lucratif. Certains organisateurs font cela par passion quitte à risquer de prendre des amendes et/ou à se faire expulser.

La grande menace de l’interruption ou de l’annulation d’un évènement est principalement les forces de l’ordre, qui ne sont malheureusement pas toujours du côté des programmateurs.


Ces soirées sont parfois illégales mais toujours strictes sur l’organisation. Il y a des postes de secours, des vigiles, un système son à en faire vibrer plus d’un et une ambiance assez folle.

L’environnement d’un hangar est clairement ce que la plupart des fêtards recherchent, ayant un climat assez libertaire où le sexe n’est pas prohibé, où la drogue est tolérée tant qu’elle est bien gérée, la nudité acceptée et les longs formats musicaux de 12h appréciés. Ces caractéristiques poussent les fêtards à délaisser clairement les clubs.





D’un autre côté, les clubs sont aussi responsables de cet abandon du public dû à leurs règles assez sévères que l’Etat leur impose. La cigarette est proscrite à l’intérieur, les toilettes doivent être utilisés individuellement et un contrôle est effectué, la nudité où les relations sexuelles sont inenvisageables ou encore, les vigiles ne sont pas toujours corrects avec la clientèle. Côté bar, les prix restent incohérents et n'incitent clairement pas à la consommation par rapport aux soirées warehouses. Certes le public attendu n’est pas le même et pour cause. Lorsqu’on est étudiant ou jeune actif, on ne peut pas se permettre d’investir énormément de ce fait, il y a clairement un ras-le-bol de ces générations.


Cependant, les clubs ont plusieurs avantages car ils sont intra-muros ce qui facilite le déplacement des fêtards durant la nuit. Les licences qu’ils disposent leur permettent de faire la fête jusqu’au petit matin sans avoir la police à leur trousse. Les soirées warehouses sont majoritairement en proche banlieue dû à la superficie des hangars qui se doit d’être grand et loin du voisinage. Cela joue parfois en faveur des programmateurs de club puisque certaines agences hésitent à autoriser leurs artistes à jouer dans une warehouse à cause des risques d’annulations ou d’interruptions.





Nous sommes loin du monde des bisounours. Sans se voiler la face, les lieux undergrounds poussent à dépasser ses limites et certains l’ont trop bien compris. Dépassement de soi à travers les substances illicites ou un trop plein d’alcool, ce qui transforme la fête en une véritable hécatombe.

Ainsi, vous n’allez pas avoir la même expérience en allant en warehouse ou en club mais une chose est sûre c’est que les deux doivent cesser de se mettre les bâtons dans les roues et doivent apprendre à coexister dans notre capitale. La clientèle différera toujours entre ces deux atmosphères.


On peut tout de même s’inquiéter du futur quant aux soirées warehouses, ne sont-ils pas qu’une mode ? Si demain un club parisien offrait tous les critères d’un warehouse avec un système son irréprochable et une liberté sans limite, irions-nous toujours en banlieue pour danser et s’amuser ?!


Et vous, plutôt club ou warehouse ?